Documents pour «libre»

Taksim, chronique de la Révolution des Arbres

De Jo Béranger

52min51

Dans le Parc GEZI au coeur d'Istanbul, sur la place TAKSIM, quelques dizaines de défenseurs des arbres vont lancer en Mai 2013 un mouvement de protestation qui va gagner toute la Turquie et s'opposer au pouvoir autoritaire.

Face à cette éruption de liberté, à ce Mai 68 turc, le premier ministre Erdogan réprima et réprime encore férocement, envoyant des cohortes policières et des tombereaux de gaz, mentant de toutes les manières possibles pour salir cette protestation et en finir avec le mouvement, faisant parmi les protestataires des milliers de blessés - 7800 blessés et 6 morts au 20 Juillet.

Le combat des çapulku - les clochards comme les appelle Erdogan- est né d' un combat plus ancien contre les destructions de quartiers entiers d'Istanbul remplacés par des îlots de buildings et de gigantesques centres commerciaux à l'américaine. C'était le destin du parc Gezi imaginé par Erdogan.

Face cette destruction d'Istanbul ceux de Taksim se lèvent et crient " Le parc est à nous, Istanbul est à nous ". Pour eux, il s'agit aussi de défendre le droit de rester un citoyen en respirant dans un parc plutôt que devenir un consommateur enfermé dans un centre commercial. De s'élever contre la corruption et le capitalisme sauvage. De défendre le droit des femmes à disposer de leurs corps, la liberté de penser face à la propagande continuelle du pouvoir.

Que s'est-il passé au parc Gezi ? Qui sont ces protestataires ? Quelles colères leur ont donné le courage de prendre la parole et de résister ? Quel est le vrai visage de ce pouvoir que le monde a cité en exemple ?

Publier en toute liberté : Internet et le droit d'auteur

Tony GHEERAERT

54min57

La façon de diffuser les résultats de ses travaux est un souci légitime pour un universitaire : comment partager largement ses recherches, sans pour autant vouloir en tirer un profit lucratif, mais en conservant toutefois la pleine paternité sur ses productions ?
Une panoplie de contrats juridiquement très aboutis, faciles à mettre en oeuvre, répond à ces contraintes diverses et qui parurent longtemps insolubles. C'est le cas en particulier des licences "Créative Commons". Emanant du monde du "logiciel libre", adaptées aux nouveaux modes de circulation des oeuvres à l'ère numérique, elles garantissent une diffusion des avoirs conforme aux principes d'un établissement de service public, et aux valeurs d'une communauté universitaire conçue comme espace fondé sur des valeurs de partage, d'échange et de collaboration affranchi des limites de temps et de lieu.