Documents pour «publics»

La médiation en archéologie

Isabelle DE MIRANDA

06min30

L’archéologie est restée pendant longtemps confinée dans les laboratoires de recherche, les cabinets de curiosités ou discutée au sein de sociétés savantes. Depuis les années 1970, cette discipline s’est ouverte au grand public par des voies et des modes d’intervention très variés. La médiation en archéologie représente l’une de ces approches. Elle consiste principalement à éveiller une curiosité vis-à-vis de l’histoire de l’humanité en animant des scénarios de médiation apte à favoriser l'appropriation de modèles, de notions et de concepts par des publics variés. La médiation en archéologie offre ainsi au plus grand nombre une meilleure compréhension du mode de vie des populations passées, une découverte de la démarche et des méthodes de recherche et donne une image dynamique et attractive du métier d'archéologue. Par ailleurs, son attractivité représente un outil important de développement touristique des territoires. Enfin, au-delà de sa capacité à donner un accès à tous à la culture et à produire des richesses économiques, la médiation en archéologie contribue à un enjeu important de nos sociétés contemporaines, celui d'accompagner les générations futures vers l'acceptation de l'autre dans toutes ses différences. En effet, l’archéologie implique des discussions sur l’Homme, sur les mécanismes de son évolution, aussi bien d’un point de vue politique, économique, culturel et social que physique et anatomique. Cette vidéo est issue de la web-série "Devenir Archéologue" produite par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Pour rester informé de la mise en ligne des futurs épisodes :
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Des « voyageurs immobiles » : sociologie des jeux vidéo en ligne

Vincent Berry

1h12min04

Aussi étrange, exotique et déréalisante que puisse paraitre l’expression de « mondes   virtuels », communément employée pour qualifier des jeux vidéo qui, sur Internet, offrent au joueur la possibilité d’incarner un personnage de fiction, l’étude sociologique de ces activités ludiques met à mal un certain nombre de présupposés. En effet, loin d’être réductibles à des pratiques d’adolescent(e)s « addicts » - passionné(e)s au point d’en oublier le réel -, elles révèlent une grande diversité des publics et des usages et leur profonde inscription dans le réel et le quotidien. Pour certains, il s’agit d’une pratique avec des copains « de la vraie vie », dans un cybercafé, à la sortie des cours. Pour d’autres, il s’agit d’une pratique solitaire, le soir en sortant « du boulot ». Ailleurs, c’est une pratique de couple le week-end. Au-delà de ces pratiques, une sociologie des jeux vidéo nous renseigne plus largement sur leur importance croissante dans les pratiques culturelles des Français et leur processus, en cours, de légitimation, voire de banalisation.