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L’environnement des travailleurs au XXe siècle

Stefania BARCA

2h48min56

Entre “environnement du travail” et
“cadre de vie”: quels terrains communs pour l’histoire
environnementale et l’histoire du travail?

 
Session 1 : Santé, Travail, Environnement / Health,
Work and Environment
Président de panel : Pascal Marichalar (CNRS)
http://www.cmh.ens.fr/hopmembres.php?action=ficheperso&id=31
- Marco Saraceno (Université Paris X Nanterre) : « Le congrès d'hygiène des travailleurs et des ateliers
(1904-1909). L'amélioration de l'environnement de travail par l'étude du geste
professionnel »
http://u-paris10.academia.edu/MarcoSaraceno
 - Philippe Martin (Université de Nantes) : « Permanence du geste technique et de la pénibilité du travail
dans un environnement agressif. 
L'usine d'électrochimie des mines de Lens (1929-1972) »
http://www.sciences.univ-nantes.fr/cfv/membres/philippe-martin


- Elena Davigo (Université Paris VII et Université de Bologne) : « La lutte ouvrière de Castellanza (Italie) pendant les années
1970 : corps, santé et environnement »
- Anne Marchand (Université d’Évry et Université de Provence) : « Le risque cancérogène au travail : la difficile reconstitution des expositions passées. Un éclairage à partir des personnes atteintes de cancer et engagées
dans des démarches de reconnaissance en maladies professionnelles en
Seine-Saint-Denis »


http://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article17


Session 3 : Le travail et la
définition des politiques de l'environnement, années 1968 / Work and the definition of environmental policies during the Sixties and
Seventies
 Président de panel : Nicolas Hatzfeld (Université d’Evry)
http://idhe.u-paris10.fr/idhe-nanterre/hatzfeld-nicolas-101417.kjsp
- Catherine Bonne (Université Paris Dauphine) : « Les modes d'intervention des travailleurs dans la gestion environnementale des entreprises, années 1970 »
http://drm.dauphine.fr/fr/most/membres/catherine-bonne
- Pablo Corral Broto (EHESS) : « Le rôle du mouvement ouvrier clandestin espagnol dans les
conflits environnementaux sous le franquisme (Aragon, 1967-1979) »
http://www.cmh.ens.fr/ett/hopmembres.php?action=ficheperso&id=453

- Sébastien Jolis (Centre d'histoire sociale – Paris I) : « ''Un urbanisme au service de l'homme''. Logement, cadre de vie
et environnement dans les réseaux communistes, années 1960 et 1970 »
http://histoire-sociale.univ-paris1.fr/spip.php?article155


Conférence de Stefania Barca (Université de Coimbra) : « Labor and the environment. A transnational overview (19th - 20th centuries) »
http://www.ces.uc.pt/investigadores/cv/stefania_barca.php?id_lingua=2


 

 

La parole poétique

Yves BONNEFOY

1h24min10

Une réflexion sur la poésie, ce quelle est, ce qu'elle devrait être. Existe-t-il une unité de l'objet de cette réflexion, unité qu'il est nécessaire de rappeler, d'indiquer ? Il est certain que sous ce nom de « poésie » se présente, à nous qui les reconnaissons sans hésiter, des oeuvres ou des actions d'apparences souvent diverses ou contradictoires. Quelle ressemblance y a-t-il entre un poème de François Villon, où un coup de dé n'a jamais aboli le hasard, entre la majesté sereine du texte de l'Odyssée ou les cris d'Antonin Artaud. Beaucoup de façons donc d'être poète, beaucoup de pensées qui ne se raccordent pas. Si cela avait été Rimbaud qui se fut donné la tache devant ses contemporains de définir la poésie, il aurait pris appuie sur la révolte, sur la dénonciation des hypocrisies et des démissions de la société, il aurait défini le poème comme une transgression des valeurs et des habitudes qui emprisonnent et appauvrissent la vie des individus. Si cela avait été Mallarmé, qui forma ce même projet, et il s'y livra d'ailleurs, il aurait au contraire porté ses yeux aussi loin que possible de la personne particulière.
Les formes de la poésie diffèrent vraiment à l'extrême à première vue, mais constater cela ce n'est nullement cautionner l'idée d'une pluralité de l'intuition poétique. Le langage est un monde presque infini, il passe par nombre de voix. La pensée et le sentiment peuvent cheminer vers un même centre. Il ne faut pas oublier non plus les circonstances historiques qui imposent aux poètes des priorités bien vite changeantes dans l'appréhension des urgences et l'interprétation de la société. Toutefois, il existe au sein de notre parole une expérience fondamentale enracinée si profond sous l'emploi des mots qu'elle peut assurer une spécificité authentiquement commune aux manifestations de la poésie.