Artistes & Robots au Grand Palais, Galeries nationales - 5 avril 2018 - 9 juillet 2018

Cette exposition invite tous les publics à expérimenter des oeuvres créées par des artistes à l’aide de robots de plus en plus intelligents. Une trentaine d’oeuvres nous donne accès au monde virtuel immersif et interactif, à l’expérience sensible du corps augmenté, de l’espace et du temps bouleversés. 
 
Dans une société de plus en plus machinisée, les artistes s’intéressent d’autant plus aux robots que l’intelligence artificielle est en train de bouleverser l’existence des humains et jusqu’à la condition de l’oeuvre d’art : sa production, son exposition, sa diffusion, sa conservation, sa réception.

Voyage pixellisé dans les rêves de Dali

Une expérience 360 degrés qui vous plonge dans l'univers onirique de Dali, une belle aventure à vivre en réalité virtuelle

Il crée un dessin immersif à 360 degrés dans un ballon géant

Connu pour ses installations immersives, Oscar Oiwa a eu une nouvelle idée : dessiner un décor à 360 degrés à l’intérieur d’un immense ballon gonflable. Impressionnant !

Gonflé à bloc en ballon !

Accompagné d’une équipe de 5 personnes, Oscar Oiwa a réalisé son oeuvre grâce à pas moins de… 120 marqueurs ! Tout en noir et blanc, le décor permet de se balader à travers un univers onirique et poétique composé de tâches sombres, de forêts et de sentiers sinueux, surmontés d’un ciel nuageux et orageux avec lequel se crée un fort contraste.

« J’ai toujours aimé dessiner, je considère cela comme la manière la plus élémentaire de m’exprimer, a déclaré Oiwa, un crayon et une feuille blanche : c’est encore ce qu’il y a de mieux ! »

Les visiteurs ont pu découvrir cette création présentée lors de l’exposition Japan House à São Paulo, un lieu dédié à la culture traditionnelle japonaise à travers une approche contemporaine. Visite possible jusqu’au 3 juin 2018.

 

 

Conférences histoire de l’art

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L’Institut national d’histoire de l’art (INHA) propose trois titres de la collection « Trésors Richelieu », deux conférences filmées dans le cadre du colloque Nouveaux regards sur la haute couture parisienne de 1850 à nos jours ainsi que des documents sur le thème du rire réalisés à l’occasion de l’édition 2016 du Festival de l’histoire de l’art.

César au travail - 9 janvier 2018

1h24min05

César s’affirme « homo faber », met en avant l’importance de la
technique et du savoir de la main. Après avoir longtemps travaillé le
métal, il se tourne vers le polystyrène expansé. Le fragment présenté
donne à voir le glissement théorique que suppose le passage d’un
matériau à l’autre et l’établissement d’un savoir faire artistique
essentiellement expérimental. Associé à la photographie de l’artiste en
pleine action, il signale aussi son statut ambigu, à la fois relique
d’une performance, œuvre et trace de l’œuvre. Avec les Expansions, César
ouvre en effet son travail à l’interaction avec les spectateurs, qui
deviennent les témoins de la transformation du matériau et de la
création de la forme, repartant même dans certains cas avec un morceau
de l’œuvre, découpée par l’artiste au terme de sa performance. Le
fragment ici présenté, conservé dans les Archives de la critique d’art
(INHA et université de Rennes 2), sera le point de départ d’une étude
matérielle de l’œuvre, et de sa mise en tension avec la forme
performance.
Intervenants

- Déborah Laks (docteure en histoire de l’art, Centre allemand d’histoire de l’art)

- Renaud Bouchet (maître de conférences en histoire de l’art, université du Maine)

- Elitza Dulguerova (maître de conférences Paris 1, conseillère scientifique à l’INHA)
En savoir plus : http://bit.ly/INHA_ConfRichelieu_9janvier2018

Hokusai à la rencontre de l'Occident - 23 janvier 2018

1h39min27

Cette œuvre fait partie d’un ensemble remarquable de 24 peintures de
Hokusai (Japonais 382), entrées par don à la Bibliothèque impériale en
1855. Ces peintures ont été l’objet d’une commande importante au maître
de la Manga, de la part de Johan Willem de Sturler (1774 - 1855), chef
de la factorerie hollandaise de Deshima de 1823 à 1826. Réalisées à une
période clé de la carrière de Hokusai, elles livrent un aperçu vivant de
la société d’Edo et témoignent de sa maîtrise en matière de techniques
picturales occidentales. Il s’agit des premières peintures de l’artiste à
atteindre Paris, au moment où le Japon s’ouvre au monde : elles
retracent toute une histoire d’influences artistiques et de contacts
entre l’Europe et le Japon.
Une sélection de ces peintures est exposée à
la Maison de la Culture du Japon à Paris, du 22 novembre 2017 au 20
janvier 2018.

Intervenants
- Véronique Béranger (conservatrice, responsable des collections
japonaises, département des Manuscrits, BnF)
- Nathalie Buisson (responsable du laboratoire, département de la
Conservation, BnF)
- Christophe Marquet (directeur de l’École française d’Extrême-Orient)
En savoir plus : http://bit.ly/INHA-Hokusai_janv18

Mantegna graveur dans les collections de la BnF - 28 novembre 2017

1h14min38

Introduction du cycle par Eric de Chassey (directeur de l'INHA) et
Laurence Engel (présidente de la BnF)

Andrea Mantegna (vers 1431-1506) est l’un des plus grands peintres de la
Renaissance italienne, actif d’abord à Padoue, puis à Mantoue où il
devient le peintre de cour attitré des Gonzague. Il fut aussi l’un des
premiers artistes italiens à saisir tout l’intérêt de la gravure pour la
diffusion de son œuvre peint. Qu’il ait ou non lui-même tenu le burin,
il employait dans son atelier des graveurs avec lesquels il travaillait
en étroite collaboration et les estampes réalisées d’après ses dessins
comptent parmi les chefs-d’œuvre de la gravure de son temps. La BnF
conserve la plupart des gravures réalisées par l’artiste ou d’après ses
propres compositions. Certaines proviennent de la collection de l’abbé
de Marolles (1600-1681), dont l’acquisition par Colbert, en 1667,
constitue l’acte de naissance du Cabinet des Estampes de la Bibliothèque
royale.

Intervenants
- Jérémie Koering (CNRS, Centre André Chastel)
- Caroline Vrand (BnF)
En savoir plus : http://bit.ly/Conf_RichelieuColbert_28Nov

Colloque | Nouveaux regards sur la haute couture parisienne de 1850 à nos jours - 25/03/2017 (1/3)

3h07min54

S’inscrivant dans le cadre des événements liés à l’ouverture de la bibliothèque de l’INHA, collections Jacques - Doucet, ce colloque propose un nouveau regard sur les composantes de cette histoire de la haute couture : ses protagonistes, ses processus créatifs, ses matériaux, ses modes de diffusion, ses clientes, mais aussi son propre statut qui a largement évolué depuis son apparition et ses premières formulations à la fin du XIXe siècle.

Programme de la troisième demi-journée :

Introduction : Dominique Jacomet (IFM)

Conférencier invité : Didier Grumbach (Fédération de la Couture, du Prêt-à-Porter des Couturiers et des Créateurs de Mode) "Invention et réinvention de la Haute Couture"

La Haute Couture parisienne hors des frontières - modérateur : Philippe Thiébaut (INHA)
- Zsolt Mészáros (Université Eötvös Loránd, Budapest) "Budapest, 1911 – La visite de Paul Poiret à Budapest"
- Adelheid Rasche (Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg) "Paris à Berlin, les années 1920"
- Ivana Culjak (Researcher, Center for Research of Fashion and Clothing, Zagreb) "Fashioning Socialist Class Through Fashion Parlours: Žuži Jelinek, Zagreb (1945 -1960)"
- Maria Do Carmo Rainho (Archives Nationales, Brésil) "Jacques Heim and the Expansion of French Fashion in Brazil’s Golden Years"

En savoir plus : http://bit.ly/2l0phcO

Colloque | Nouveaux regards sur la haute couture parisienne de 1850 à nos jours - 24/03/2017 (2/2)

2h58min16

S’inscrivant dans le cadre des événements liés à l’ouverture de la bibliothèque de l’INHA, collections Jacques - Doucet, ce colloque propose un nouveau regard sur les composantes de cette histoire de la haute couture : ses protagonistes, ses processus créatifs, ses matériaux, ses modes de diffusion, ses clientes, mais aussi son propre statut qui a largement évolué depuis son apparition et ses premières formulations à la fin du XIXe siècle.

Programme de la deuxième demi-journée :

Regards sur la clientèle - modérateur : Maude Bass-Krueger (Leiden University & IHTP / CNRS)
- E.J. Scott (Arts University, Bournemouth) "Fried or Truffled Couture?: Debunking the Myth that House of Worth Was
the Sole Domain of the Ultra-Wealthy"
- Françoise Tétart-Vittu (Historienne de la mode, Paris) "Couture/Confection (1850-1890) : une même approche commerciale"
- Miren Arzalluz (Director, University of Deusto / Etxepare Basque Institute) "Côte Basque Parade: Haute Couture in Biarritz, 1855-1939"
- Alessandra Vaccari (Università IUAV, Venice) "How to be a Parisian: American Women and Paris Haute Couture, 1900-1930"

Les méconnus de la Haute Couture - modérateur : Sophie Kurkdjian (IHTP / CNRS)
- Marie McLoughlin (University of Brighton) "Piguet : Paris Couture on Swiss Time"
- William DeGregorio (Bard Graduate Center) "Couture and Historical Memory: the case of Augustabernard, a Female Designer in Interwar France"

Chercheur invité : Marco Belfanti (Université de Brescia) "La construction d’une mode Made in Italy"
Commentaire par David Zajtmann (Professeur, IFM)

En savoir plus : http://bit.ly/2l0phcO

Rire de tout, mais pas avec n’importe qui ? Rire et dessin de presse aujourd’hui

Pascal ORY

1h14min48

L’éditeur et commissaire d’exposition Didier Pasamonik s’entretiend avec Pascal Ory, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de la pratique du dessin de presse et de la satire dans la société française actuelle et reviennent sur les attentats de Charlie Hebdo.

Carnaval contre Carême : ordres et désordres du rire au Moyen Âge. Carte blanche du centre allemand d’histoire de l’art.

Lukas Huppertz

1h11min06

Comment le rire au Moyen Age se fait-il force d’observation ou de transgression de la règle commune, qu’elle soit politique ou religieuse ? Entre Carnaval et Carême, les chercheurs du Centre allemand discutent des stratégies du rire dont témoignent les œuvres du Moyen Age à travers trois interventions : « Rire de Dieu ? – Les images de la Dérision du Christ », « Les ambivalences du (sou)rire gothique entre la France et l’Allemagne », « Désordre et rire chez les masques de feuilles médiévales ».

Le rire de Goya

Victor I. Stoichita

52min05

La communication se propose d’analyser l’iconographie du rire dans les Caprices de Goya (1799), avec une attention spéciale à la théorie humorale et à l’esprit carnavalesque.

Tous les documents INHA

 

« Les racines poussent aussi dans le béton » de Kader Attia du 14 avril au 16 septembre 2018

 

Pour cette exposition au MAC VAL, « Les racines poussent aussi dans le béton », Kader Attia imagine une réflexion en forme de parcours initiatique, autour de l’architecture et de sa relation aux corps. Une exposition qu’il imagine comme une « conversation intime avec le public du MAC VAL » pour ensemble « sonder les maux et les joies qui articulent la vie dans les cités ». Ayant grandi à Garges-lès-Gonesse, il souligne la familiarité des paysages (architectures, population, transports en communs etc…), et a la sensation, à chaque fois qu’il vient au MAC VAL, de « rentrer à la maison ».

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Toutes les informations sur l'exposition

Nouvelle forme narrative & numérique

Cette piste de l’immersion fait de la réalité virtuelle une technologie pleine de promesses pour la bande dessinée numérique. Dans plusieurs créations récentes (The Boat, Phallaina), le travail sur l’immersion, en tant que dispositif permet d’améliorer l’entrée du lecteur dans le récit, d’améliorer la « suspension d’incrédulité » face à la fiction, fait partie des domaines où le numérique, parce qu’il fonctionne grâce à des interfaces sensorielles hommes-machines, a toute sa place. Cette expérience de lecture est nouvelle.

Vivez l'expérience "The Boat"

Sur ce sujet il faut suivre l’avancée du projet S.E.N.S. et produit sous l’égide d’arte : il s’agit d’une adaptation en jeu vidéo de réalité virtuelle d’une bande dessinée du même nom de Marc-Antoine Mathieu. Alors bien sûr on s’éloigne largement de la bande dessinée « traditionnelle »… Mais à ce stade, quelle importance ? Ce qui est intéressant, c’est avant tout la création et le récit graphique, et sa capacité à stimuler notre esprit ! On en reparle sur Phylacterium dès qu’il y a du nouveau…

Vivez l'expérience S.E.N.S.

Le selfie est-il une œuvre d'art ?

L'art en abime

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La Bataille des musées

Réalisateur : Philippe TOURANCHEAU
Durée : 1h04min. Français

Quatre musées français, le Louvre, le Quai Branly, la Bibliothèque Nationale de France, le Muséum de Rouen, sont confrontés à des demandes pressantes de restitutions d'œuvres d'art. Les demandes se multiplient en provenance de pays du monde entier, au premier rang desquels: l'Egypte, le Mali ou la Nouvelle Zélande.

Entre les grands musées des pays riches et les pays sources, deux conceptions s’affrontent : celle du musée universel selon laquelle les œuvres appartiennent à l’humanité et celles des pays sources qui bataillent pour exiger un retour au bercail.

Voir le film

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La femme au tableau

Woman in Gold

Réalisateur : Simon Curtis
Durée : 1h45min. Français • Anglais / sous-titré français.

 

Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend…

Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille !

Voir le film

Data-danse !

Numeridanse.tv est la première vidéothèque de danse gratuite qui rassemble des milliers d’heures de vidéos, des collections d'artistes nationaux et internationaux, des outils pédagogiques et des milliers de ressources éditorialisées pour comprendre la danse et son histoire. Gérée par une communauté de professionnels, elle est portée et coordonnée par la Maison de la Danse de Lyon.

Un catalogue en ligne de milliers de vidéos, classées par auteur, titre d'oeuvre, compagnie/structure, par années ou par type de ressources

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Des parcours thématiques et documentaires

Une frise chronologique de l'histoire de la danse

Une carte interactive pour découvrir la danse dans le monde

 

“L'art, est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art.” Robert Filliou

Enquête d'art

L'émission propose de partir à la découverte des chefs d'oeuvres des musées français.

Chaque film raconte l’histoire d’une œuvre d’art emblématique d'un musée français , et retrace son parcours, de sa découverte à son arrivée dans les galeries.

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Découvrir les enquêtes

altImage d'art

Un site internet proposant de découvrir, collectionner et partager des photographies de plus de 500 000 œuvres présentées dans les musées français. La découverte des œuvres est intuitive et dynamique. Elle peut se faire de façon ciblée ou totalement aléatoire ou bien par catégorie. Pour découvrir cette gigantesque collection, il vous suffit de vous inscrire via le site images d'art

 

Le sens de l'art

Daniel BUREN

1h25min19

Artiste à l’origine de nombreuses polémiques notamment concernant la réalisation des « Colonnes de Buren » au Palais Royal de Paris, Daniel Buren nous livre lors de cette conférence son sens de l’art.
Il décrit, décrypte certaines de ses réalisations, reflets de ses convictions artistiques.

Interpréter l'art : entre voir et savoirs

Daniel ARASSE

1h21min10

Pour deux raisons au moins, la présence de l'histoire de l'art dans un cycle consacré aux renouvellements de l'observation dans les sciences a de quoi surprendre. La première tient au statut scientifique de l'histoire de l'art : même si elle veut souvent se donner l'aspect d'une discipline scientifique en reprenant les protocoles d'énoncé des sciences dites exactes, l'histoire de l'art n'est pas la science de l'art (traduction imparfaite de l'allemand Kunstwissenschaft) et, si on doit la compter au nombre des sciences humaines (ce que ne fait pas Lévi-Strauss), elle est la science des comportements artistiques humains , une science des pratiques artistiques dont les critères de scientificité sont loin d'être établis. Par ailleurs, le terme d'observation n'est jamais employé par les historiens de l'art pour qualifier leur relation avec les oeuvres : ils parlent d'étude, d'analyse, ils regardent les oeuvres plus qu'ils ne les observent, et la relation du regardant à l'oeuvre est traditionnellement considérée comme une relation de contemplation - et non d'observation. Parler d'observation de l'oeuvre d'art par son historien revient donc à opérer un glissement sémantique significatif. Malgré les réserves qu'il ne manquerait pas de susciter chez les spécialises attachés à préserver l'aura de l'oeuvre d'art, ce glissement est légitime : il enregistre et met en lumière une transformation effective de notre relation de regard avec les oeuvres d'art. L'historien se doit d'en être conscient et le spectateur non professionnel la subit à son insu.
Cette transformation est liée au renouvellement des conditions de perception des oeuvres d'art : mise au point de techniques et de dispositifs spécifiques pour l'étude scientifique des oeuvres comme objets matériels ; conditions dans lesquelles les oeuvres sont présentées au regard - exposition muséale et reproduction technique sous forme, entre autres, photographique, radiographie, photographie à l'infrarouge ou l'ultraviolet, microprélèvement de pigments, etc., ces dispositifs et instruments techniques apportent à l'historien, depuis de nombreuses décennies, des informations parfois décisives sur l'histoire matérielle des oeuvres, sur leur authenticité ou leur genèse, dissimulée dans l'oeuvre finale.
On abordera rapidement cet aspect du renouvellement de l'observation de l'art pour s'attarder davantage sur les transformations que connaît la perception normale des oeuvres du fait des conditions de présentation qui sont désormais les leurs. Après avoir évoqué le caractère anachronique de ces conditions de présentation par rapport aux modes initiaux, historiques, de réception des oeuvres, après avoir aussi rappelé comment l'historien se doit de percevoir cet anachronisme pour éviter les effets pervers, on insistera, à l'aide de plusieurs exemples, sur les nouvelles problématiques proprement historiques, que ce même anachronisme suscite en confrontant le voir renouvelé de l'historien à ses savoirs établis. Conditions muséales d'exposition et reproduction photographique permettent en particulier d'observer les oeuvres de la distance à laquelle elles ont été réalisées et de percevoir des éléments qui n'ont pas été peints pour être vus, peints pour ne pas être vus.
Parmi les enjeux scientifiques de ce renouvellement de l'observation, on insistera en particulier sur la mise au point de nouveaux modèles théoriques permettant de constituer une microhistoire de l'art - dont un des principes pourrait être, précisément, la confrontation dialectique du voir et des savoirs. Tout en suggérant l'existence de modes de diffusion et de connaissance des images dont on ne peut trouver trace ailleurs, cette microhistoire ouvrirait, entre autres, la possibilité d'une histoire de la relation intime de l'artiste à son travail et de ses modes d'expression dans l'oeuvre, relation au travers de laquelle se préfigure et se configure le sujet classique.

Enquête d'art : Marcel Duchamp, Fontaine Centre Georges Pompidou

De Raynald Mérienne

26min21

Lorsque Marcel Duchamp choisit de présenter au Salon des Indépendants de New-York un urinoir, qu'il baptise " Fontaine ", le scandale est retentissant. L'oeuvre est refusée par les organisateurs du Salon. Pourtant, " Fontaine " va définitivement changer le cours de l'histoire de l'art. C'est aujourd'hui l'un des joyaux du musée National d'Art Moderne. Enquête à New-York tout d'abord, où " Fontaine " a vu le jour, au Musée de Philadelphie qui conserve l'une des plus importantes collections d'oeuvres de Marcel Duchamp, ou encore à Milan où réside aujourd'hui le galeriste d'art Arturo Schwarz à qui l'on doit les douze répliques de " Fontaine " présentée aujourd'hui dans les plus grands musées du monde.

Métiers d’art et création contemporaine : le retour de la « belle matière »

Frédéric Ballon

1h21min54

Après un rappel historique remplaçant dans son contexte les relations complexes entre créateurs et nouveaux matériaux, le retour des métiers d’art et de la « belle matière » dans la création contemporaine est analysé puis illustrée par quelques exemples emblématiques tout en interrogeant la pérennité des œuvres. Les nouveaux enjeux liés aux progrès technologiques, du carbone à l’impression 3D, viennent conclure cette présentation.

Cette table ronde s’inscrit dans le cadre du soutien apporté par Drouot Formation à l’artisanat d’art appliqué à la création contemporaine.

Combas, le tableau libre

De William Streik

52min07

« Ma peinture c'est du rock, la recherche du Feeling. Le Feeling, c'est le rythme, c'est le batteur fou dans la jungle et les danses vaudou, c'est les Rolling Stones copiant les vieux morceaux des noirs, des blues-men et sans le vouloir créant une musique nouvelle. Moi, c'est un peu comme ça pour la peinture, avoir le rythme des écritures et des peintures publicitaires chinoises, arabes, méditerranéennes. » Leader du mouvement de la "Figuration Libre", Robert Combas puise son inspiration dans tout ce qui caractérise son époque : la BD, la science fiction, la publicité, les séries télévisées, le rock, le punk, l'environnement des grandes villes modernes… Ce film retrace son parcours original et décalé, de Sète à Paris, de ses premières performances à son travail d’aujourd’hui, exprimant avec force toute la passion et le talent du peintre.

Des expositions du monde entier !

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Ca y est c’est fait … un site consacré exclusivement aux expos du monde entier…Il recense les événements à découvrir, propose un énorme agenda et mets en ligne la présentation des expos. Le site donne la possibilité de visionner les vidéo des lieux accueillant les expositions..... 

 

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