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MIDISCIENCES 2018 " L’Ostéopathie : de la technique à la médecine complémentaire " avec Stéphane Beaume

1h08min32

MIDISCIENCES Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
Courtes conférences grand public de vulgarisation scientifique.

les Midisciences abordent des thématiques de recherche (par des chercheurs et doctorants Avignonnais, de questions d'histoire des
sciences, etc.) et permettent de partager ensuite, lors d'une
discussion de 30 mn, les questionnements et réflexions sur les
connaissances en devenir.
Ce dispositif "Midisciences"
est porté par la Médiation Scientifique de la Maison de la Recherche de
l'Université d’Avignon avec le soutien de l'UFR IP Sciences,
Technologies et Santé et en collaboration avec les chercheurs des
disciplines représentées à l'Université (Personnels
Université-Doctorant-Chercheur EPST en Sciences et Agrosciences ou
Sciences Humaines et Sociales) et de leurs réseaux.
17 mai 2018 de 13h00 à 14h00


" L’Ostéopathie : de la technique à la médecine
complémentaire " avec Stéphane Beaume

MIDISCIENCES 2018 "L’expérimentation animale : toujours d’actualité ? " avec Cyril Reboul.

1h16min41

MIDISCIENCES Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
Courtes conférences grand public de vulgarisation scientifique.

les Midisciences abordent des thématiques de recherche (par des chercheurs et doctorants Avignonnais, de questions d'histoire des
sciences, etc.) et permettent de partager ensuite, lors d'une
discussion de 30 mn, les questionnements et réflexions sur les
connaissances en devenir.
Ce dispositif "Midisciences"
est porté par la Médiation Scientifique de la Maison de la Recherche de
l'Université d’Avignon avec le soutien de l'UFR IP Sciences,
Technologies et Santé et en collaboration avec les chercheurs des
disciplines représentées à l'Université (Personnels
Université-Doctorant-Chercheur EPST en Sciences et Agrosciences ou
Sciences Humaines et Sociales) et de leurs réseaux.
17 mai 2018 de 13h00 à 14h00

" L’expérimentation animale : toujours d’actualité ? " avec Cyril Reboul.

Les transformations de la production de l'« actualité » télévisée. À propos d'une enquête sur l'« information internationale » dans une chaîne de télévision française

Dominique MARCHETTI

46min49

2EME PANEL : "Évolutions de la presse télévisée : analyses des pratiques du journalisme"
Présentation 3. Ch. de R.Dominique MARCHETTI (CNRS/CJB) et Dr. MDC Olivier BAISNEE (IEP Toulouse), "Les transformations de la production de l'« actualité » télévisée. À propos d'une enquête sur  l'« information internationale » dans une chaîne de télévision française"

Une diversité décevante : un paysage audiovisuel en mutation

Asli Tunç

11min26

Panel I. "Economie politique de la télévision. L'industrie et son rapport au pouvoir"


Présentation 1. Prof. Dr. Aslı TUNÇ (Université Bilgi d'Istanbul), Une diversité décevante : un paysage audiovisuel en mutation

News on Turkish Prime Time Television: a Look at the National General Channels

Ayşen AKKOR GÜL

46min49

2EME PANEL : "Évolutions de la presse télévisée : analyses des pratiques du journalisme"

Présentation 2. Prof. Ass. Ayşen AKKOR GÜL (Université d'Istanbul), News on Turkish Prime Time Television: a Look at the National General Channels

Yakın Tarih Belgeselleri için Yeni bir Dil Arayış

Umut AZAK

03min52

Séminaire de recherche 
Jeudi 14 janvier 2010, à 18h à l'IFEA
Umut Azak (Kadir Has Üniv. ve Okan Üniv.) : "Yakın Tarih Belgeselleri için Yeni bir Dil Arayış"

PLUTON RÉVÉLÉE PAR LA SONDE NEW HORIZONS

François FORGET

1h23min40

Le 14 juillet 2015, la sonde NASA New Horizons a, pour la première fois,
survolé Pluton, sa lune Charon et leur quatre petits satellites. Elle a
découvert un monde actif et spectaculaire, au cœur d'un système
planétaire complexe et étonnant, révélateur de la richesse des objets
« transneptuniens » qui gravitent aux confins du système solaire. Pour
comprendre Pluton, nous devons inventer une nouvelle géophysique,
totalement différente de ce que nous connaissons sur Terre.

Forum Nîmois - Charles GIDE - DUHAMEL - 22 septembre 2017

1h23min14

L’activité de notre association Charles Gide reprend, pour son cycle de conférences "le forum Nîmois Charle GIDE" Jean MATOUK président de l'assosiation et professeur des universités recoit, le 11 avril 2013, à la maison du protestantisme à Nîmes Alain DUHAMEL.
Cher Alain,

Nous t’avons accueilli une première fois le 6 mars 2015. J’avais fait alors, évidemment ton panégyrique, travail facile compte tenu de ta carrière médiatique et écrivaine de 60 ans, et tes multiples chroniques, , analyses , émissions télé et radios. Je ne vais donc pas le refaire ici, où tous les participants apprécient depuis longtemps ta maitrise de l’analyse politique, et envient tes étudiants de Sciences Po !

Après ton « Histoire personnelle de la Vème république », chez Plon en 2015, tu as publié, chez le même éditeur, « Les pathologies politiques françaises », dans lesquelles tu décrivais les travers du fonctionnement de notre système politique. Enfin tu publies aujourd’hui même, je crois, « La cinquième république, grandeur, déclin, destin » chez , une série de dialogues avec Edouard Balladur, lequel d’ailleurs te fait une bien petite concurrence en s’étant lancé dans la chronique radio. Certais d’entre nous t’ont sûrement vu à « C a vous » avec Edouard Balladur vendredi dernier, en promoteurs de la Vème République, à laquelle d’aucuns, cédant à une maladie française voudrait aujourd’hui en faire succéder une VIème dont la valeur centrale serait le « dégagisme ».

Ma première question sera, comment analyses-tu le surgissement d’Emmanuel Macron, dans cette Vème république. Un surgissement qui a comme équivalent, dans sa forme seulement, celui de Donald Trump aux Etats-Unis. On compare quelquefois Emmanuel Macron à Justin Trudeau, car ils ont des âges proches, mais le canadien était déjà dans le sérail par son père et y a fait ses écoles.

Par quel miracle , notre jeune homme a-t-il pu surgir , sans passer par le polissage du « cursus honorum » des partis ? Evidemment, il y eut, Georges Pompidou, sorti de la clandestinité par de Gaulle , en 1962, comme Raymond Barre , nommé premier ministre de Giscard en 1976, mais l’un et l’autre ne se sont présentés au scrutin présidentiel qu’après de longues années comme premiers ministres.

Emmanuel Macron lui n’a eu que deux années de ministère, après un stage d’observation à l’Elysée, pour « prendre son élan ». Et il y a surtout l’âge ! Georges Pompidou avait 51 ans en 1962 et Raymond Barre 52 ans en 1976. Lui 40 ans ! En arrondissant !

Peut-on arguer de son relatif faible score au premier tour : 24% contre 21,3% à Marine Le Pen 49 ans, 20% à François Fillon 63 ans, et 19,58% à Jean Luc Mélenchon 66 ans ? Est-ce seulement un coup de chance électoral. Les 4% de plus que Marine Le Pen , en ce premier tour, sont-ils sans signification, purement aléatoire ? Ou ont-ils déjà une véritable assise politique dans une France déboussolée après deux quinquennats opposés, mais considérés comme inutiles. Est-ce l’effet d ‘une lassitude ? Un peu parallèle à ce qu’on disait de Marine Le Pen. On a essayé la gauche, on a essayé la droite, essayons l’autre !

Je pense que tu vas me dire qu’il y a de tout un peu, ou peut être quatre tiers comme dans le pastis de Marius, car j’ai sans doute oublié des motifs et ils se chevauchent. Nous avons hâte de t’entendre sur cet évènement politique. Est-il lié à une de tes pathologies ? Signe-t-il une guérison ? Une mutation de nos gênes politique a-t-elle pu se produire et pourquoi ?

Mais permets-moi une autre question. Notre système politique de multipartite, sous la quatrième République, du fait du scrutin proportionnel, était devenu tripartite sous la IVème république avec un PC en baisse constante, l’UDR, devenu RPR, et ses alliés centristes, et un PS en progressive reconstitution, avec ses allés radicaux de gauche, puis écologistes.

Malgré la quasi-disparition du PC il est ensuite resté tripartite, avec l’émergence du Front national à droite de la droite RPR puis UMP. A l’élection présidentielle de 2007, le quadripartisme a fait une apparition temporaire avec les 18% de François Bayrou, mais le tripartisme est revenu sous Sarkozy. Et nous voilà, de nouveau, entre un quadri et un « quinqua-partisme » : autour ou légèrement au- dessus de 20%, dans l’ordre croissant , disons la gauche canal préhistorique, ou « chaviste » pour faire tropical, l’UMP hyper-divisée, un FN blessé, et la République en marche, sans oublier , quand même comme cinquième partenaire à l’Assemblée, le PS, la gauche canal historique.

Vers quoi, à ton sens, allons nous ? Le parti d’Emmanuel Macron va-t-il grignoter encore un peu la gauche de la droite, voir la droite de la gauche, et jouer le rôle d’une gauche libérale en économie, un grand parti-social démocrate, faisant face à une droite conservatrice en matière de mœurs- Wauquiez-Ciotti-Jacob, à laquelle Marion Maréchal Le Pen apporterait son concours, avec des Insoumis restant cantonné au rôle d’extrême- gauche

Ou va-t-il au contraire se défaire renvoyant le système politique français au bipartisme, avec la même droite conservatrice précitée, et la vieille gauche keynésiano-marxiste autour de Jean Luc Mélenchon. Dans ce dernier cas, cela signifierait implicitement l’échec d’Emmanuel Macron, que d’aucuns verront annoncer avec sa popularité à 40% qu’on compare à ses 64% du second tour! Oubliant peut-être un peu vite ses 24% du premier tour ce qui signifierait exactement l’inverse. Il aurait regagné des « parts du marché » politique !

Te poser cette question, c’est poser aussi celle du sous-bassement idéologique : les français , dans leur majorité ont-ils « accepté » ce principe que le système de marché avec des entreprises privées faisant du profit, est « le pire de systèmes économiques à l’exception de tous les autres » pour parodier la célèbre phrase de Churchill pour la démocratie, où l’entreprise privée n’y a-t-elle toujours qu’un droit de cité limité.

Telles sont, cher Alain mes deux questions. Tu as une cinquantaine de minutes pour y répondre, mais si tu débordes, je crois que personne ne s’en plaindra.

Forum Nîmois - Charles GIDE - CLERC - 11 JANVIER 2018

52min44

L’activité de notre association Charles Gide reprend, pour son cycle de conférences "le forum Nîmois Charle GIDE" Jean MATOUK président de l'assosiation et professeur des universités recoit, le 2 juin 2016, à la maison du protestantisme à Nîmes, Christine Clerc
Chers amis,

Je suis très heureux de vous retrouver ce soir pour notre première conférence de 2018, avec notre amie Christine Clerc qui, chaque dimanche matin, nous livre dans notre quotidien régional des analyses toujours fines et pertinentes empreintes d’un féminisme affirmé – elle a d’ailleurs consacré deux livres aux « tigresses » et aux « conquérantes » -, mais de bon aloi

Je vous présente, en tous cas, ou plutôt je vous confirme, à toutes et tous les meilleurs vœux de notre Conseil d’administration et les miens propres pour l’ « an que ven ». Qu’il réalise tous vos souhaits. Que je vous vois le plus nombreux possible, le plus souvent possible dans nos conférences, en bonne santé et plein de questions en puissance.

Est-il besoin de vous présenter à nouveau Christine qui est déjà venue une première fois le 30 avril 2014 autour de son livre précité, qui fait le portrait de « douze femmes à l’assaut du pouvoir », et une seconde fois, le 19 mars 2015, pour dialoguer avec Latifa Ibn Ziaten.

Journaliste à l’Express avec Françoise Giroud puis au Point avec Claude Imbert, puis à Elle et au Figaro et Figaro magazine. J’arrête de citer les organes de presse pour lesquels elle a faut de magnifiques grands reportages. Elle se définit, aujourd’hui comme une journaliste indépendante.

A ma connaissance elle a publié 21 livres dont je n’énumère que les plus récents

En 2017, chez Laffont, « J’ai vu cinq présidents faire naufrage ». Le sixième, s’il te lit, doit croiser les doigts !
En 2016, Victor Hugo amoureux aux Editions Rabelais. Il s’agit de son amour des femmes. Mais j’adore son amour de l’Europe dans un discours formidable prononcé au Congrès de Paris en 1849, que je tiens pour le premier acte fondateur de l’Union européenne.
En 2016, encore, « Le tombeur du général » pour lequel elle vient ce soir nous charmer
En 2014 Tout est fichu ! Les coups de blues du général chez Albin Michel
Et enfin »Les conquérantes » que j’ai déjà cité, en 2013 aux Editions NL
En 1982 elle avait publié « Le bonheur d’être français » qui lui avait valu le prix Albert Londres








Quatre livres ou il est question de de Gaulle, et quatre du Chirac intime. Comme le Midi Libre le disait ce matin Christine a eu pour notre général une grande affection !

Il est donc, en tous cas, plus que légitime de la présenter comme écrivaine et journaliste.

Mais venons-en à son sujet d’aujourd’hui : mai 1968. Les analyses rétrospectives de cet évènement vont se succéder dans les semaines qui viennent. L’Expresse du 27 décembre, lui est consacré en grande partie . « Plus qu’une explosion, Mai 68 fut ne lame de fond dont les effets sur la société se font encore sentir aujourd’hui » écrit Mathieu Scherrer qui a coordonné ces analyses ? Suivent , à quelques pages d’intervalle, deux séries de graphiques qui plantent le décor démographique et économique et social depuis l’évènement , puis un article sur la substitution des migrants réfugiés d’aujourd’hui , aux immigrés espagnols et portugais de 1968, en passant par les immigrés maghrébins des années 80 et suivantes « Un mouvement est lancé, par une jeunesse rebelle nous dit Pascal Ory, qui ayant échoué à changer les institutions, a quand même changé la société en profondeur » et il ajoute ,dans une envolée qui ne manque pas de pertinence , qu’on « est passé du gauchisme généralisé aux gauchismes au pluriel, féministe, écologiste et régionaliste » , ce qui , à mon sens , est un héritage plutôt positif. Puis vient une analyse de Philippe Raynaud, auteur de l’Esprit de la Vème république, qui estime que de Gaulle a été notre dernier grand homme (merci pour tous les autres), mais ajoute que « plusieurs points rapprochent Macron du gaullisme »

Deux autres écrivains, Denis Tillinac et Pascal Bruckner répondent ensuite à la question « Mai 1968, début de l’américanisation ? ». Retrouvant la thématique de notre cher ami Régis Debray. Denis Tillinac répond par l’affirmative, le second pense que mai 1968 fut surtout le dernier sursaut de l’hégémonie communiste sur l’intelligentsia, et le début de l’entrée dans ce qui appelle l’hédonisme démocratique.

Pour l’ambiance, je ne résiste pas à vous citer, comme l’Express, un certain nombre d’expression, de mai 68 ? Un petit coup de jeune ! : « Cours , camarade , le vieux monde est derrière toi »

« Soyez réaliste demandez l’impossible »
« On ne peut pas dormir tranquille lorsqu’on a ouvert une fois les yeux »
Evidemment, « Faites l’amour, pas la guerre !» ,
« Il est interdit d’interdire ! »
« Sous les pavés la plage ! »







Et, ce qui vous a encore aujourd’hui un certain goût de vérité : « Fermons la télé, ouvrons les yeux ! »

L’express termine par une question significative aussi : Où est passé Jean Paul Sartre qui allait distribuer les tracts révolution aires aux stations de métro, avec les Mao Spontex ? Philippe Gavi, le fondateur de Libé ose écrire : « Quand je parle de lui à des jeunes, j’ai l’impression d’évoquer vingt mille lieux sous les mers » Les excès de Sartre, malgré la grande qualité de sa réflexion antérieure, n’ont pas été payant. Du fameux duel, aujourd’hui, c’est Camus qui est sorti vainqueur.

Mais venons en pour finir, Christine, à ton « Tombeur du général », le titre est clair. Tu considères que, malgré la victoire immédiate de de Gaulle en 1968, avec un raz de marée électoral aux élections de juin 1968, Daniel Cohn Bendit, aura été le début du générique de fin pour notre grand homme.

Ton livre est une remarquable fiction. Il imagine que le vieux lion avant de s’envoler pour Baden Baden, retrouver le général Massu et s’assurer de sa fidélité si une guerre civile se déclarait en France, décide de recevoir secrètement Daniel Cohn Bendit, à l’origine de ces évènements qui ont plus qu’ébranlé son pouvoir.

Daniel Cohn Bendit, qui a réussi à lancer le Mouvement du 22 mars et allait littéralement soulever la France, engage donc, selon ta fiction, un dialogue avec de Gaulle, dans lequel tu as l’habileté de faire passer ton admiration bien connue pour de Gaulle , mais aussi une admirations certaine pour ce « juif anarchiste allemand », selon Georges Marchais, qui avait à se faire pardonner son travail en Allemagne .

Très franchement d’ailleurs la suite de sa carrière politique a montré que le dit Daniel – 73 ans aujourd’hui- avait un réel talent. D’abord élu des Verts au Bundestag, puis de ces mêmes Verts à l’Assemblée européenne, puis tête de liste aux européennes françaises de 2009, il annoncera en 2010 que finalement, il est favorable au capitalisme et à une écologie qui prenne acte de l’économie de marché ». Un pragmatisme étonnant de la part du leader de Mai 1968

Mais de Gaulle lui aussi fut un immense pragmatique. Son RPR, sous la quatrième République, s’opposa au Traité de Rome. Mais il le mit en œuvre dès 1958. Il cria « Algérie française » de la terrasse du Gouvernement général à Alger et quatre ans plus tard, il faisait voter l’indépendance. Il était favorable au capitalisme, mais il tenta d’y introduire les trois participations, au revenu, à la gestion, et au capital. . Et entre temps il avait autorisé la pilule !

Ce sont deux pragmatiques par destination, finalement, Christine dont tu as écrit le dialogue imaginaire. Nous t’écoutons avec la plus grande attention.

Forum Nîmois - Charles GIDE - ADLER - 3 mai 2017

1h51min17

L’activité de notre association Charles Gide reprend, pour son cycle de conférences "le forum Nîmois Charle GIDE" Jean MATOUK président de l'assosiation et professeur des universités recoit, le 11 avril 2013, à la maison du protestantisme à Nîmes Alexendre Adler.
Cher Alexandre,

 

C’est la troisième fois que le Forum nîmois Charles Gide a le privilège de t’écouter. Tu étais venu une première fois le 30 mai 2013 nous parler de Vladimir Poutine, puis une deuxième, le 22 janvier 2015, évoquer le « Califat sanglant » de Daech, et ta vision de l’évolution de ce conflit proche-oriental.

Je n’ai donc pas besoin de m’étendre longuement sur la biographie. D’origine à la fois allemande et russe, tu es reçu en 1969, donc à dix- neuf ans à l’Ecole normale supérieure, et tu passes à la sortie l’agrégation d’histoire. Tu as enseigné durant 28 ans à Paris VII, à l’Ecole supérieure de commerce de Paris, puis au Collège interarmées. Tu vas te consacrer, ensuite, depuis 2002, entièrement à l’écriture d’articles et de livres.

S’agissant de la Presse écrite, tu fus à Libération, puis directeur du Courrier international, avec des chroniques au Point et à l’Express, et un passage au Monde auprès de Jean Marie Colombani. Puis, à la suite d’un certain virage idéologique, tu quittas le Monde pour le Figaro, où tu n’es plus aujourd’hui.

Parallèlement tu eus de nombreuses collaborations audio-visuelles, entre autres, sur Arte les mercredis de l’histoire de 1994 à 2003, et tu fus aussi chroniqueur à Europe 1 et RTL.

Dans tes articles comme tes essais, qui virent très vite, comme ce soir, à la géopolitique (mot nouveau mais discipline qui a toujours existé), tu proposes, souvent seul, des anticipations risquées, et tu donnes des avis tranchés, fondés cependant sur une culture – et, il faut le dire, une mémoire – aussi prodigieuses l’un que l’autre.

Tu as écrit 21 livres depuis 1978, avec, « L’URSS et nous », critique évidemment du stalinisme, mais prémonitoire. En 2002 tu déclares, déclenchant une polémique, « J’ai vu finir le monde ancien », publié chez Grasset et qui te valut le prix du Livre politique en 2003.

Puis, vont alterner des livres sur les Etats-Unis, le conflit israélo-palestinien, encore de géopolitique, avec « Le monde est un enfant qui joue » chez Grasset en 2009, ou « Le Jour ou l’Histoire a recommencé » en 2012 chez grasset.

Après le « Califat du sang » dont tu étais venu présenter la teneur en 2015, comme je l’ai expliqué, tu as encore publié « L’Invisible et la science » avec Patricia Darré, chez Lafon, en 2014. L’équation cachée avec Ardavan Amir-Aslani, aux Editions de l’Archipel, en 2016, et « La Chute de l’empire américain », chez Grasset en 2017.

Tu es d’une rare fécondité.

Ce soir, donc tu es venu parler de géopolitique autour de Poutine. Nous comprenons tous ici que Poutine a comme objectif la restauration de la grandeur russe, lui qui considère la fin de l’URSS comme « la plus grande catastrophe géopolitique du siècle dernier », non pas sur le plan de l’idéologique, bien sûr, mais, d’un pur point de vue nationaliste. Nous comprenons qu’il ait agité à juste titre l’OTAN comme un chiffon rouge aux yeux de son peuple, car la légitimité de cette alliance est, il faut bien le dire, fortement réduite depuis la dissolution du Pacte de Varsovie, en 1991.

Nous comprenons qu’il ait, dans cette optique, évidemment mal vécu, l’entrée des anciennes démocraties populaires, et les pays baltes, dans l’OTAN et l’Union européenne, et que, du coup, il ait voulu clairement marqué les limites du tolérable pour lui, avec les conflits géorgiens et ukrainiens, par l’aide à des minorités territoriales dans ces deux pays, et surtout la saisie de la Crimée. La réaction des Etats-Unis et de l’Union européenne, avec les sanctions, le comble finalement dans sa volonté d’alimenter en interne la colère contre l’Occident, ce qui temporairement au moins, réduit l’importance de ses problèmes économiques. Ne jamais oublier, en effet, que le PIB russe, dans son calcul le plus avantageux, c’est-à-dire en parité de pouvoir d’achat, n’est pour 146 millions d’habitants que sixième du monde, à 3.500 milliards USD derrière l’Allemagne, (qui n’en compte que 80) et le Japon. C’est évidemment bien pire en chiffres bruts, sans correction pour le pouvoir d’achat puisqu’avec 2.100 milliards USD, il est alors derrière le PIB français de 2300 milliards USD

Dis-nous au moins, s’il te plait si tu partages, ces prémisses.

Ensuite nous avons vraiment besoin de tes lumières sur plusieurs points que je liste simplement

Quel avantage Poutine a-t-il trouvé à favoriser, si c’est vrai, des élections comme celle de Trump aux Etats-Unis, ou, toujours si c’est vrai de Marine Le Pen en France ? Dans le deuxième cas, est-ce simplement l’europhobie de cette dernière qui la lui rend sympathique.

Y-a-t-il un risque que Poutine tente aussi une forme d’entrisme quasi-militaire dans les pays baltes en s’appuyant sur les russophones. La Suède a-t-elle de vraies raisons de réanimer sa défense ?

Qu’est-il vraiment allé chercher en Syrie, alors qu’il aurait eu tout avantage à s’entendre préalablement avec les Etats-Unis pour qu’il lui garantisse, quel que soit le régime syrien en place, sa base de Tartous en méditerranée ?

Qu’est ce qui prime en Syrie, aux yeux de Poutine, la lutte contre Dach en liaison avec ses propres islamistes radicaux internes, ou le maintien en la Syrie d’un pays allié au Proche Orient ?

Comment vois-tu l’évolution politique interne de la Russie ?

Y-a-t-il à ton sens une possible communauté de vue de six ou sept pays d’Europe continentale, Allemagne, France, Italie, Espagne Autriche, Belgique, Pays-Bas, éventuels composants d’une Union européenne restreinte, vis-à-vis de Poutine et la Russie ?

Si tu répondais à ces questions, nous sortirions, comme après tes deux autres conférences, plus intelligents que nous sommes entrés. Surtout, dans le cadre d’une démocratie plus participative, nous pourrions exprimer des préférences sur la politique russe de la France. C’est ce que nous souhaitons. Enrichis nous !

Nous t’écoutons !

MIDISCIENCES 2018 " La chimie analytique au service de l'art et de l'agronomie en vue de la réintroduction de la garance en Vaucluse " avec Jean-Baptiste Mazzitelli

56min28

MIDISCIENCES Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
Courtes conférences grand public de vulgarisation scientifique.

les Midisciences abordent des thématiques de recherche (par des chercheurs et doctorants Avignonnais, de questions d'histoire des
sciences, etc.) et permettent de partager ensuite, lors d'une
discussion de 30 mn, les questionnements et réflexions sur les
connaissances en devenir.
Ce dispositif "Midisciences"
est porté par la Médiation Scientifique de la Maison de la Recherche de
l'Université d’Avignon avec le soutien de l'UFR IP Sciences,
Technologies et Santé et en collaboration avec les chercheurs des
disciplines représentées à l'Université (Personnels
Université-Doctorant-Chercheur EPST en Sciences et Agrosciences ou
Sciences Humaines et Sociales) et de leurs réseaux.
12 avril 2018 de 13h00 à 14h00


" La chimie analytique au service de l'art et de l'agronomie en vue de la réintroduction de la garance en Vaucluse " avec Jean-Baptiste Mazzitelli

MIDISCIENCES 2018 " Vers une prédiction des séismes " avec Elisabeth Pozzo Di Borgo.

53min42

MIDISCIENCES Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse
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sciences, etc.) et permettent de partager ensuite, lors d'une
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29 mars 2018 de 13h00 à 14h00


" Vers une prédiction des séismes " avec Elisabeth Pozzo Di Borgo.
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