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La démarche qualité dans le domaine de la formation tout au long de la vie

Franck Giuliani

03min09

Le 15 juin 2018, l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines accueille la 5ème journée d'échanges sur les modèles organisationnels de la F.T.L.V. Ces rencontres sont organisées par le M.E.S.R.I., avec le concours de l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Une fois encore, les rencontres F.T.L.V. sont un temps de partage privilégié. (Voir l'article complet sur Sup-numérique)

Les bibliothèques universitaires au cœur du campus

Sophie MAZENS

03min05

La révolution numérique permet aux bibliothèques d'offrir de nombreux services à distance : des ressources numériques, mais aussi la possibilité de réserver des salles de travail, de constater l'affluence dans la bibliothèque, de vérifier la disponibilité d'un document, etc. (Voir l'article complet sur Sup-numérique)

La démarche qualité dans le domaine de la formation professionnelle

Catherine Beauvois

06min47

Catherine Beauvois, grand témoin de la 5ème Rencontre de la F.T.L.V. explique la mise en place d'une démarche qualité au sein des établissements et ses conséquences sur l'organisation des services. Ces sujets seront au cœur des débats des Rencontres. (Voir l'article complet sur Sup-numérique)

Enseigner les langues anciennes à distance

Véronique MERLIER-ESPENEL

03min56

Le DUCLA de Paris Nanterre, (latin ou grec) dispense une formation à distance comportant 3 niveaux en grec : élémentaire, intermédiaire, supérieur et 4 niveaux en latin : élémentaire, intermédiaire, supérieur, avancé.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Transferts culturels, transferts visuels

Valérie Pozner

2h48min23

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - De l'enfant-auteur à l'enfant-destinataire des images

Andy BYFORD

2h04min45

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Lieux, objets et méthodes d'apprentissage

Kirill MASLINSKII

1h58min19

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

La culture enfantine en URSS, 1917-1941 : objets, lieux et pratiques - Ouverture du colloque

Cécile PICHON-BONIN

04min44

Au début du xxe siècle, l’enfant devient un
important sujet d’étude scientifique et la question de son
éducation devient centrale pour les organismes publics aussi bien en
Europe qu’aux États-Unis. La Russie ne fait pas exception à
ce mouvement. Et dès leur arrivée au pouvoir, les Bolcheviks se
donnent pour mission de prendre en charge une population enfantine toujours
plus large et diversifiée : des enfants délinquants et
abandonnés qui constituent l’un des grands problèmes de
l’État-providence dans les années 1920 aux enfants de
paysans à éduquer dans les campagnes difficilement accessibles et
qui arrivent en masse dans les zones urbaines à la suite de la
collectivisation, en passant par les enfants non-Russes vivant dans en
Russie et dans les Républiques. Les Bolcheviks ambitionnent de
créer une culture spécifiquement soviétique à
destination des enfants. Cette volonté s’exprime notamment dans
l’abondant discours qui se développe autour de la
littérature enfantine. Mais, outre la culture littéraire et
textuelle, sont aussi concernées les cultures musicale,
matérielle (avec les jouets notamment), visuelle (illustration,
affiches, imagerie murale fixe et mobile) et spectaculaire (cinéma,
théâtre d’ombres et de marionnettes).
Notre projet entend se concentrer sur l’étude de ces objets
culturels et les analyser dans leurs conditions de création, de
diffusion, de réception et d’appropriation. Il s’agit de
comprendre ces objets créés par les adultes pour les enfants,
dans leurs dimensions pratiques et réflexives. Plus largement, nous
considérons l’enfant comme un lecteur, spectateur, auditeur et
aussi comme un acteur qui non seulement s’approprie les objets mis
à sa portée mais crée aussi ses propres objets. Nous
souhaitons ainsi analyser la façon dont les enfants
s’approprient les biens culturels mis à leur disposition, les
créations des enfants eux-mêmes et la façon dont les
adultes, à leur tour, considèrent ces appropriations et ces
créations.

Nous définirons et confronterons ainsi les projets (politique,
éducatif et artistique), les formes des objets, leurs modes de
médiation, les méthodes et les pratiques pédagogiques.



Nous serons amenés à préciser les spécificités
d’une culture enfantine soviétique, ainsi que les
représentations, implicites ou théorisées, de l’enfant
que se forge une société en termes d’âges, de
catégories sociales, de genre, d’origines ethniques. Enfin, nous
interrogerons les fonctions de ces objets et les manières dont ils
accomplissent leur travail idéologique et façonnent leur
destinataire sur les plans cognitif et éducatif.

La réflexion collective se développera autour de plusieurs
questions, parmi lesquelles : Comment interviennent différents
acteurs et différentes professions dans l’élaboration de
ces objets ? Quels sont les principaux débats autour de leur
conception et comment ces réflexions s’articulent-elles avec la
création de ces objets ? Quelle est la part des transferts
culturels dans la forme même de ces objets ? Dans quels lieux et
quels contextes ces objets sont-ils diffusés (école,
bibliothèque, organisations parascolaires, cadre familial,
etc.) ? Comment sont-ils utilisés et par qui ? Que nous
apprennent les formes de ces objets sur leurs auteurs et leurs
destinataires ?
L’étude des objets culturels se situant à la croisée
de l’histoire politique, sociale, culturelle, de l’histoire des
arts, des sciences et de l’éducation mais aussi de
l’anthropologie, ce projet a vocation à réunir des
spécialistes de différentes disciplines dans l’optique
d’un travail à la fois pluridisciplinaire et interdisciplinaire.
Nous porterons une attention particulière à l’histoire
transnationale et aux circulations des personnes, objets et concepts, afin
de comprendre la situation russe et soviétique dans ses connexions
avec d’autres formes de régime et d’autres mouvements
historiques comme par exemple l’avènement des sociétés
de loisirs et de consommation. Enfin, ce projet vise à interroger de
façon nuancée les ruptures et continuités traditionnellement
élaborées par l’historiographie entre le passé
impérial et le régime soviétique d’une part et,
d’autre part, entre les années 1920 et le début de la
période stalinienne, comme en témoigne le choix de ses bornes
chronologiques.









At the beginning of the XXth century, the child became an important subject for scientific study and the question of his/her education became central for public organizations in both Europe and the United States. Russia was no exception to this movement. After they came to power, the Bolsheviks set out to take charge of an ever larger and diverse child population including delinquent and abandoned children, as well as non-Russian children living in Russia and the Republics, and children of peasants. The Bolsheviks aimed to create a specific Soviet culture for children. This ambition was expressed in the discourse on children's literature. In addition to literary and textual culture, this project also pertained to musical, visual and material (e.g. toys) cultures, which are now less well-known fields.



Our project aims to focus on the study of these cultural objects and to analyze them in their conditions of creation, diffusion, reception and appropriation. We want to understand these objects, created by adults for children, in their practical and reflexive aspects. More broadly, we consider the child as a reader, spectator, listener, but also as an actor that was both a user and a creator of these objects. In this way, we want to analyze how children engaged with the cultural products made available to them and the creations of the children themselves. In turn, we will analyze how adults viewed these objects and choices.



We will define and compare the political, educational and artistic projects, the forms of objects, their modes of mediation, pedagogical methods and practices.



We will thus identify the specificities of a Soviet child's culture, as well as the implicit or theorized representations of the child that a society shapes with regard to age, class, gender, ethnic origins. Finally, we will examine the functions of these objects and the ways in which they carry out their ideological work and shape their recipients on the cognitive and educational levels.



This collective project will tackle several questions: How did different actors and professions interact to create these objects? What were the main debates on their conception and how did these theoretical considerations fit with the creation of these objects? What was the place of cultural transfers in shaping these objects? In what places and contexts were these objects disseminated (school, library, youth organizations, family environment, etc.)? How were they used and by whom? What do the forms of these objects tell us about their authors and their recipients?



The study of cultural objects is at the crossroads of political, social, cultural, art, science and education histories but also of anthropology. This project seeks to bring together specialists from different disciplines and encourage a multidisciplinary and interdisciplinary approach. We will also pay particular attention to the trans-national history and the circulation of people, objects and concepts. This context brings insights to the Russian and Soviet situation in its connection with other regimes and historical changes, such as the advent of leisure and consumer societies. Finally, this project will examine, in a nuanced way, the ruptures and continuities traditionally elaborated by historiography between the Imperial past and the Soviet regime on the one hand, and the 1920s and the beginning of Stalinism on the other, as shown by the choice of its chronological boundaries.

Vous pouvez le dire en français ! Avec le numérique, participez à l'enrichissement de la langue française

Frédéric Vitoux

03min17

Chaque année, 200 à 300 termes et définitions, destinés à combler les lacunes du vocabulaire dans toutes les disciplines, sont publiés au Journal officiel. Chercheurs et enseignants, qui sont parfois les premiers confrontés à l'apparition de notions nouvelles - en anglais le plus souvent -, peuvent participer à l'enrichissement de la langue française. (Voir l'article complet sur Sup-numérique)

The Amity International school network in Cameroon

Charly DELMAS TSAFACK

32min18

1st PANEL :   Private actors producing and receiving Turkish soft power : relationships to the Turkish state


Présentation 1.
Charly DELMAS TSAFACK (International relations institute of Cameroon),  “The Amity International school network in Cameroon”


The emerging countries are likely to play a leading role in the world economy and governance in a more or less near future. Africa constitutes a new playing field of these countries. Forsaken formerly by globalization, the African continent from now on is courted as well by the traditional industrial powers as by the emergent powers. Turkey is not in rest. In 1998, the Turkish diplomats through their Ministry of Foreign Affairs started the “Opening up to Africa” Program. Within the framework of a strategy of indirect influence in Africa, a tacit agreement between the Turkish Ministry of National education and the association known as the “fethullahcı” allowed the development of a network of Turkish schools on the black continent. It is the case of the Amity international college network of Cameroon who counts already three school groups (Ngaoundere, Yaounde and Douala). This article proposes to show, starting from an investigation of field research and of an empirical analysis, how Turkey through these schools installs its influence in Cameroon. The article first of all presents the network of Amity International College of Cameroon before examining the challenges of the establishment of this company. The article also shows that these schools are an instrument of the cultural and economic power of Turkey in Cameroon. It concludes that this network of schools of excellence constitutes a powerful instrument of Turkish soft power in Cameroon.

Les oraux du CAPES

Vincent DUCLERT

43min38

Les oraux du CAPES est un moyen métrage tourné en juin 2017 sur le site des épreuves d’admission du concours de recrutement des professeurs du second degré en histoire-géographie (CAPES-CAFEP externe), au lycée des métiers Oehmichen (Châlons-en-Champagne) avec la participation des membres du jury et des étudiants appariteurs.
Ce film a été réalisé par Vincent Duclert, Président du Jury du concours, inspecteur général, membre du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron (EHESS-CNRS),  son montage et son titrage étant assuré par Marion Mare, Membre du Jury, professeur en CPGE (Bordeaux).
Il est destiné à favoriser, par l’image et par la parole, la bonne compréhension par les candidats, les futurs candidats et les préparateurs, des dimensions intellectuelles et organisationnelles des oraux du concours. Sa diffusion a été autorisée par la sous-direction des concours du Ministère de l’Education nationale ; elle contribuera à accompagner la préparation du concours par les composantes universitaires de France et des territoires ultra-marins (départements d’histoire et de géographie, ESPE).

Le harcèlement scolaire

Nicole Catheline

1h12min52

Tous les matins, Léo, onze ans, part pour l’école avec la boule au
ventre. Ses notes baissent. Il dort mal. Depuis six mois, ses camarades
l’humilient. Il est victime de harcèlement.
Moqueries, brimades,
coups, racket, insultes ou photos compromettantes postées sur les
réseaux sociaux… Le harcèlement scolaire, longtemps nié ou considéré
comme un rite de passage, se révèle pourtant lourd de conséquences.
Combien d’adolescents ont cru ne trouver d’autre échappatoire que dans
le suicide ? Combien d’enfants le « jeu du foulard » a-t-il tué ?
Dans
la cour de récréation comme sur Internet, le phénomène a pris une
ampleur inquiétante. Dysfonctionnement du groupe, climat scolaire
détérioré, intolérance, défaut d’empathie : les causes en sont
multiples. Mais le docteur Catheline entend réaffirmer qu’il n’est pas
une fatalité et fournit ici des clés essentielles pour sortir de cette
spirale infernale.
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