Documents pour «Cinéma»

Filmer la fin du monde, des origines du cinéma à la télévision

Myriam Tsikounas

55min36

À l’évocation de la fin du monde au cinéma, ce sont des images de blockbusters américains et japonais qui nous assaillent, bien avant toutes réalisations françaises. C’est cette vingtaine de films, pour la plupart oubliés, échelonnés entre 1924 (La Cité foudroyée, Luitz-Morat) et 2011 (Melancholia, Lars von Trier), qui seront évoqués ici.

Nous nous interrogerons sur les conditions de création de ces œuvres, leurs filiations et contraintes budgétaires, qui ont obligé les auteurs à expérimenter des dispositifs ingénieux pour rendre crédibles, malgré l’absence d’effets spéciaux, la destruction de la planète et son éventuelle réorganisation.

Nous observerons ensuite la manière dont ces récits ont évolué selon les connaissances, les enjeux,

les inquiétudes des sociétés successives ; comment, selon les époques, les cinéastes ont présenté la planète, imaginé les causes de la catastrophe et la réaction des humains à celle-ci.

Nous dégagerons enfin les principaux invariants de ce corpus : caractéristiques comparables des héros vivant à l’écran leurs derniers instants, impossibilité des réalisateurs à faire évoluer leurs personnages

à la surface terrestre et dans le présent du futur, à leur conserver leur intégrité corporelle et sensorielle.

Des Africains dans la colonisation. La nouvelle donne des années 1950 : cinéma, culture et politique

1h21min36

Odile Goerg, Historienne, Professeure, Université Paris Diderot, CESSMA

« Des Africains dans la colonisation. La nouvelle donne des années 1950 : cinéma, culture et politique  » 

Professeure d’Histoire de l’Afrique contemporaine à l’Université Paris-Diderot depuis 2001, et rattachée au CESSMA (Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques), Odile Goerg enseigne en licence et en master tout en dirigeant de nombreuses thèses. Ses recherches concernent l’histoire économique, culturelle et sociale dans le contexte urbain. Après avoir longtemps travaillé sur les villes, notamment de Conakry et Freetown (urbanisme, architecture et équipements urbains), elle concentre son attention sur le cinéma comme pratique sociale en situation coloniale et post-coloniale mais aussi sur les nouveaux média (presse, radio) et la diffusion des idées qu’ils rendent possible. 
Son champ géographique de recherche est centré sur la Guinée et la Sierra Leone mais les analyses sont élargies à toute l’Afrique occidentale, de manière comparative. Si l’accent est mis sur la période coloniale, sa réflexion s’étend à celle des indépendances. 

https://iismm.hypotheses.org/29586

Tapis rouge

Kantarama Gahigiri

1h45min27

Des jeunes d'un quartier défavorisé vont au Festival de Cannes pour faire un film… film que vous pourrez également voir après Tapis Rouge !

Woody Allen : a documentary

De Robert B. Weide

1h53min06

Un regard intime sur la vie, la carrière et le processus créatif de l’auteur-réalisateur le plus prolifique des États-Unis, de sa plus tendre enfance à Brooklyn jusqu’à la sortie de son dernier film à succès "Minuit à Paris".

Apocalypse child

De Mario Cornejo

1h32min52

Baler est une station balnéaire des Philippines ou Francis Ford Coppola a tourné ses fameuses scènes de surf de Apocalypse Now. Ford est prof de surf et il a entendu dire toute sa jeunesse qu'il était le fils illégitime de Coppola. L’arrivée de Rich, son ami d’enfance devenu sénateur, va obliger Ford a confronté ses actions passées, ses inactions et les histoires de sa vie.

Jaume Balaguero L'étrange entretien

De Frédéric Ambroisine

27min09

Figure majeure du cinéma d'horreur et fantastique espagnol depuis près de deux décennies, le réalisateur et scénariste Jaume Balagueró était invité à Paris en septembre 2017, lors de la 23ème édition de L'Etrange Festival. Le réalisateur de "La Secte sans nom", "Darkness", "Fragile" (Fragiles), "[●REC]", "[●REC]²", "Malveillance" , "REC 4 : Apocalypse" et "Muse" y a présenté une Carte Blanche de 5 de ses films favoris : "Elephant Man" de David Lynch, "La Grande bouffe" de Marco Ferreri, "La bouche de Jean-Pierre" de Lucile Hadzihalilovic, "Le Sacrifice" de Andreï Tarkovski et "Street Trash" de Jim Muro. Il est intervenu également lors d'un débat consacré aux 50 ans de l'incontournable Sitges Film Festival, dont des représentants étaient également invités pour mettre en avant plusieurs films (incluant l'excellent documentaire "Herederos de la bestia") dans le cadre d'un cycle spécial. Rencontre avec un cinéaste passionnant et passionné. 

Le cinéma coréen et sa réception en France

Perle BOULET

16min40

Au cours de ces dernières années, le cinéma coréen a pris beaucoup d’importance et s’est étendu vers l’Occident, notamment en France. S’il est très apprécié des cinéphiles et amateurs d’art français, il reste toutefois très méconnu du grand public et n’est encore que très peu diffusé dans les salles de cinéma. Pourtant ce cinéma riche, autant au niveau des thèmes que dans la manière de les traiter, mérite d’être exploré tant il est complexe et diversifié, notamment à travers la multiplication des genres cinématographiques qui lui est spécifique.
Ainsi, nous avons décidé de nous interroger sur ce cinéma trop peu mis en avant et de questionner sa diffusion et sa popularité en France. Pour ce faire, nous étudierons le point de vue d’étudiants et autres intervenants effectuant des études touchant à l’art et au coréen.

Entracte

De Carl Demaille

10min00

"Entracte" parle d'amour et de cinéma. A travers de ces deux personnages, qui construisent leur couple par rapport aux films d'amour qu'ils vont voir au cinéma rituellement, le film permet de réfléchir aux conventions des histoires d'amour sur grand écran. Le film est en effet à la fois un hommage à l'amour tel qu'il peut être romancé au cinéma mais également un jeu sur les codes que met en place le cinéma romantique. Film d'amour sur les films d'amour, "Entracte" raconte peut-être simplement le plaisir qu'éprouve un spectateur face à une "belle" histoire d'amour, et son envie de goûter à cette image de l'amour idéale, ou plutôt... romantique.

Scream 3

De Wes Craven

1h52min32

Cotton Weary, l'un des survivants de la tuerie de la fac de Windsor, rentre tranquillement chez lui après avoir terminé le tournage de l'émission quotidienne qu'il anime. Le téléphone sonne. Au bout du fil, une fan... qui s'avère être un dangereux tueur, prêt à tout pour retrouver la trace de Sydney Prescott.
La jeune femme reste terrée dans une maison surprotégée, afin d'effacer les souvenirs traumatisants dont elle a été précédemment l'héroïne malheureuse lors des massacres perpétrés à Woodsboroo et à Windsor. Le sujet semble quant à lui à la mode, puisque John Milton a décidé de produire un troisième film , "Stab 3", relatant les agissements du mystérieux tueur masqué.
Mais la réalité rattrape à nouveau la fiction lorsque l'une des actrices principales est sauvagement assassiné sur le plateau. L'inspecteur Kincaid décide de faire appel aux survivants des premiers évènements, l'ex policier Dewey Riley, devenu consultant sur "Stab 3", la journaliste Gale Weathers et Sydney. Mais bientôt la vague de meurtres continue. Qui s'acharne à vouloir détruire Sydney ? La clé du mystère ne remonte-t-elle pas aux origines de toute cette histoire ?

Entretien avec Bruno Forzani et Hélène Cattet

De Frédéric Ambroisine

14min12

Entretien avec Bruno Forzani et Hélène Cattet, des cinéastes belges au style très singulier, fortement influencés par le cinéma de genre italien. Leur 3ème long-métrage "Laissez bronzer les cadavres" (après "Amer" et "L'Étrange Couleur des larmes de ton corps"), adapté d'un polar des écrivains français Jean-Patrick Manchette et Jean-Pierre Bastid, a été projeté en octobre 2017 au Sitges Film Festival (Festival international du film de Catalogne). Rencontre avec un duo atypique et passionné du cinéma de genre européen qui décoiffe.

Belmondo ou le goût du risque

De Jérôme Wybon

54min21

60 ans de carrière, trois générations de spectateurs, Jean-Paul Belmondo a tout joué, pris tous les risques. Sportif accompli en dehors des plateaux de cinéma, il va, à partir de Cartouche et de l'Homme de Rio, conjuguer ses deux passions à l'écran, grâce à sa rencontre avec les cascadeurs Gil Delamare, Claude Carliez, et bien sûr, Rémy Julienne. Du tournage de Peur sur la ville, du Guignolo ou du Marginal, ce film revient sur ses cascades les plus célèbres et les plus dangereuses.

On vous parle de Prague : le deuxième procès d'Arthur London

De Chris Marker

31min35

Cette critique du "socialisme réel", réalisée pendant le tournage de L'Aveu de Costa Gavras, comprend des interviews de Artur London, Jorge Semprun, Costa Gavras, Yves Montand, Simone Signoret et de techniciens du film.