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L'Expo Disco, I'm Coming out !

Né aux États-Unis au début des années 1970, la musique disco devient rapidement un phénomène planétaire. Dans le prolongement de l'exposition Disco, I’m coming out de la Philharmonie, retrouvez sur Eurêka une sélection de films, conférence et concert autour de cette musique héritière de la soul, du gospel et du funk. 

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La musique sur grand écran - Les incontournables

Whitney

Un portrait saisissant de Whitney Houston, superstar au destin tragique. Kevin Mcdonald revient sur les fêlures de la chanteuse, sa vie amoureuse tourmentée et sa carrière époustouflante. A travers des archives personnelles, des captations de ses concerts et des interviews de ses proches, le réalisateur dévoile des aspects méconnus de la vie de Whitney Houston.

"DJ Medhi : made in France" de Thibaut de Longeville (2020)

Treize ans après sa disparition brutale, son ami d’enfance et réalisateur Thibaut de Longeville met en lumière le rôle de ce passeur dans l’émergence de ces scènes musicales reconnues à l'international.

Épisode 1- Les enfants du rap

À 12 ans, Mehdi Faveris-Essadi plonge avec délice dans les vinyles de son père fan de soul, rock et de disco, et s'imprègne, par sa mère et sa famille tunisienne, de musique orientale. En vrai geek, il compose déjà dans sa chambre sur un sampler qu’il bricole lui-même, lorsqu’il rencontre son complice Kery James.

Ensemble, Mehdi et Kery James forment Ideal J, groupe hip-hop marqueur d’une nouvelle ère, qui les propulsera d'une chambre d’ado à l’avant-garde du hip-hop français. Si les aînés MC Solaar, IAM et NTM signent des contrats chez les majors, dans une scène tout juste émergente en France, Ideal J doit trouver son chemin, à l’ombre du show business, pour pouvoir imposer leur proposition artistique : les récits poétiques sur la réalité du quotidien des enfants dans les cités de France.

Retrouver les autres épisodes de la série documentaire en cliquant ici.

Janis

Janis Joplin est l’une des artistes les plus impressionnantes et une des plus mythiques chanteuses de rock et de blues de tous les temps. Mais au-delà de son personnage de rock-star, de sa voix extraordinaire et de la légende, le documentaire nous dépeint une femme sensible, vulnérable et puissante. C’est l’histoire d’une vie courte, mouvementée et passionnante qui changea la musique pour toujours.

La vie de Brian Jones

La gloire et la chute d'un génie de la musique, trop fragile pour le grand barnum du rock’n’roll. Un portrait sensible de l’âme des Rolling Stones.

 

Il fut le premier ange (blond) déchu du rock. En disparaissant à 27 ans, noyé dans sa piscine le 3 juillet 1969, Lewis Brian Hopkins Jones, dit Brian Jones, inaugurait la liste macabre des étoiles filantes du rock : Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Kurt Cobain, Amy Winehouse..., tous décimés au même âge par un mode de vie trop toxique. Pour ce natif de la station thermale anglaise de Cheltenham, coincé entre un père ingénieur et une mère prof de piano, l’adolescence annonçait toutes les transgressions à venir. Il délaisse l’école pour se consacrer au jazz et au blues, devient père par deux fois à 15 ans. Monté très tôt à Londres, celui qui compte parmi les premiers joueurs de slide guitar du Royaume-Uni ne tarde pas à s’intégrer dans le Swinging London. Il recrute des débutants nommés Mick Jagger, Keith Richards ou Charlie Watts, choisit le nom "Rolling Stones", définit le son garage et blues, et inspire le côté mauvais garçon du groupe. Mais doté d’un tempérament timide, peu sûr de lui, Brian Jones est peu à peu écrasé par la puissance créatrice du binôme Jagger/Richards.

Encombrant fantôme
Chronique d’une disparition annoncée... Brian Jones engendra ce qui allait devenir le monstre le plus colossal de l’histoire du rock, avant de perdre le fil, jusqu’à s’effacer, lentement mais inexorablement. Trop fragile, trop romantique et instable, cet esthète chic et décadent n’était pas de taille pour le grand "rock’n’roll circus" qu’il avait contribué à faire émerger. "L’âme des Stones", comme le décrit le bassiste Bill Wyman, en est devenu le fantôme blafard et encombrant. Sous la caméra de Patrick Boudet, acteurs de l’époque, amis, fins connaisseurs (le photographe Gered Mankowitz, Stanislas Klossowski, alias le prince Stash, le rockeur Elliott Murphy...) ou encore le propre père de Brian Jones racontent la descente aux enfers, lestée d’une addiction à l’alcool et aux drogues, de celui qui a pourtant illuminé la discographie des Stones de ses intuitions musicales. Le portrait sensible et nuancé d’une personnalité complexe.

Riot Grrrl - Quand les filles ont pris le pouvoir

Si leur histoire n'a jamais été vraiment racontée, l'influence des Riot Grrrls n'a cessé de se faire entendre et de s'étendre depuis l'éclosion du mouvement, au tout début des années 90.

En témoigne la vivacité de la scène rock féminine actuelle. En forçant les portes d'un milieu musical alors totalement dominé par les hommes, ces jeunes Américaines ont dans un même mouvement relancé une prise de conscience féministe et installé, avec succès, les femmes sur le devant de la scène musicale. C'est en effet grâce à ce mouvement d angry women que des artistes américaines comme Courtney Love (membre de la première heure avec son groupe Hole) puis Alanis Morrissette ont pu se tailler une notoriété internationale et se faire une place sur les ondes radio et télé.

Inna de Yard

Quatre musiciens légendaires de Jamaïque — Ken Boothe, Kiddus I, Winston McAnuff et Cedric Myton — se réunissent pour enregistrer un album. Il s'agit de capturer la musique dans son état le plus pur. Tous sont conscients que le reggae reste la richesse de l'île. Chacun s'exprime sur la portée politique de ce genre musical, un miroir de la société et une forme de lutte. Plus de trente ans après leur âge d’or et grâce à cet album, ils s’apprêtent à repartir en tournée à travers le monde...

Twenty Feet from Stardom

Elles auraient aimé avoir une carrière flamboyante comme celles des stars avec lesquelles elles ont travaillé. "Elles", ce sont les choristes qui, sur scène, ont côtoyé les plus grands mais toujours à dix pas derrière eux. Merry Clayton, Darlene Love, qui a travaillé avec Bruce Springteen, Elton John ou Stevie Wonder, Claudia Leannar ("une fille talentueuse et sexy", dixit Mick Jagger), Lisa Fischer (adoubée par Sting) et Judith Hill reviennent sur leur parcours, leurs joies, mais aussi leurs déceptions dans ce métier très difficile. Car il ne suffit pas de savoir bien chanter pour devenir une star. Il faut aussi être là au bon moment et avoir ce petit truc en plus...
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Chanson Française

Christophe
Françoise Hardy, tant de belles choses

Adolescente complexée et renfermée, Françoise Hardy se réfugie dans la musique. En 1961, à l'âge de 17 ans, elle décroche son premier contrat avec une maison de disques. En pleine vague yé-yé, le titre "Tous les garçons et les filles" la propulse au rang d'étoile montante de la chanson française. Sa beauté envoûtante, ses textes mélancoliques et sa grande timidité conquièrent le cœur du public et des critiques. Elle affiche sa silhouette longiligne en couverture des magazines, s'essaye au cinéma et se produit dans toute la France. En 1967 débute son idylle avec Jacques Dutronc, dont elle aura un fils, Thomas, né en 1973. Lasse de devoir lutter contre son hyperémotivité, elle décide brusquement d'arrêter la scène et de se consacrer uniquement à l'enregistrement de ses albums, entourée de Michel Berger, de Serge Gainsbourg ou d'Étienne Daho. En 2004, suite à un problème de santé, Françoise Hardy éprouve le besoin de crier son amour de la vie. Comme à son habitude, elle recourt à l'écriture comme catharsis et met en musique ses souffrances et ses doutes. L'enregistrement de l'album Tant de belles choses, auquel collabore Thomas Dutronc, débute peu de temps après. Dans l'intimité du studio et dans sa villa de Corse, où elle se ressource avec son mari, Françoise Hardy feuillette l'album de sa vie. Avec un franc-parler et une lucidité incroyables, elle évoque son enfance marquée par l'absence de son père, le couple mythique qu'elle forme avec Jacques Dutronc, le bonheur d'être mère et ses quarante ans de carrière. De nombreux extraits d'émissions, d'interviews et de scopitones retracent l'engouement suscité par celle qui fut une égérie des sixties, adulée par Bowie ou encore Mick Jagger, qui la considérait comme son idéal féminin.

Je suis venu vous dire...

À partir d’une imposante compilation de chansons, d’extraits de films personnels, de photos, d’interviews télévisées et d’un passionnant montage d’entretiens accordés aux radios ou aux télévisions, Pierre-Henry Salfati donne à Gainsbourg l’occasion unique de raconter lui-même sa vie. Ces documents, dont beaucoup sont rares, inédits ou très anciens, reconstituent son parcours depuis ses débuts dans les cabarets rive gauche de Paris jusqu’à sa disparition en 1991. Par la magie de la voix off du chanteur, tantôt suave et charmeuse, tantôt moqueuse ou mélancolique, le film raconte en direct les étapes de sa vie, de Ginzburg à Gainsbarre en passant par Gainsbourg. Dandy de la chanson pop française, Serge Gainsbourg nous y livre sa passion pour la musique jazz et celle des compositeurs classiques (Mahler, Debussy, Chopin), sa fascination pour la peinture… Mais ce sont les femmes qui dans le film révèlent le plus justement la complexité et la singularité poétique de Serge Gainsbourg, de Jane Birkin à Catherine Deneuve, de Brigitte Bardot à Vanessa Paradis.

 

Vu de l'intérieur

Le documentaire explore le versant intime et les fêlures de Gainsbourg, qui a appris le piano avec "un mouchoir au coin du clavier", car son père, musicien de dancing, amoureux des classiques, s'emportait vite et fort. On glane au passage de précieuses bribes de biographie, encore inconnues : sa mère dont il était le chouchou mais qui ne désirait pas sa naissance, l'entrée en alcoolisme à l'issue du service militaire, le choix du prénom Serge par "nostalgie de la Russie". Un rapprochement audacieux montre des cavaliers de l'armée russe, tandis que Gainsbourg évoque, avec une ironie protectrice, la sévérité de son père, concluant sobrement : "C'était un cosaque". Retranché derrière son éblouissant sens de la formule, le chanteur se confie, souvent sans se livrer tout à fait, s'avouant divisé entre "l'homme intègre et le showman" qui lui colle de plus en plus à la peau à mesure qu'il vieillit. Depuis sa première étoile jaune, "à côté du cœur", Gainsbourg a enfoui ses fragilités sous des tonnes de gouaille, d'arrogance et d'esbroufe. Cette invocation les exhume au cours d'un troublant et émouvant tête-à-tête.

L'Impératrice au palais Bulles (2024)

L'Impératrice investit le palais Bulles le temps d'un concert envoûtant aux accents rétrofuturistes.

Le groupe L'Impératrice et sa chanteuse Flore Benguigui ne pouvaient rêver plus bel écrin pour marquer la sortie de leur troisième album, Pulsar, le 7 juin dernier : conçu par l'"habitologue" hongrois Antti Lovag dans les années 1970, puis racheté par le couturier Pierre Cardin, le palais Bulles, dont les mille hublots surplombent la Méditerranée, forme le décor idéal d'un concert cosmique. Déambulant dans les espaces tout en rondeurs de la villa, ce film musical déroule le fil d'une journée, du petit déjeuner au coucher sous un ciel étoilé, entre saynètes du quotidien scandées par les mélodies chaloupées du groupe et sessions live mettant à l'honneur tubes incontournables ("Agitations tropicales", "Voodoo ?", "Anomalie bleue"…) et nouvelles compositions dansantes. Un voyage rétro à l'énergie joyeuse et raffinée.

La note parfaite - Céline Dion à l'Eurovision

En 1988, Céline Dion, 20 ans, remportait l’Eurovision pour la Suisse. Retour en archives et en témoignages sur un événement qui a boosté la carrière internationale de la chanteuse québécoise. 

Carré frisotté et minijupe bouffante, Céline Dion s’est fait un nouveau look pour venir défendre à Dublin, en Irlande, les couleurs de la Confédération helvétique lors de la 33e édition de l’Eurovision, qui se tient le 30 avril 1988. Choisie quelques mois plus tôt par les Suisses parmi 250 candidats, elle interprète alors "Ne partez pas sans moi", un titre de Nella Martinetti mis en musique par Atilla Sereftug. Au terme d’un suspense aussi éprouvant qu’inédit, la jeune Québécoise de 20 ans remporte le concours.  

Métamorphose express
Tout le monde ou presque a oublié que Céline Dion avait un jour gagné l’Eurovision, a fortiori sous la bannière de la Suisse. Née d’un pari de son producteur manager – et futur mari – René Angélil, qui souhaitait ouvrir les portes du marché international à sa protégée, dont la carrière marquait alors le pas, cette aventure révèle à plus de 500 millions de téléspectateurs de l’Ancien Continent la métamorphose express d’une artiste, passée en un tour de main de petite fille au look ringard et à la dentition contrariée au statut de compétitrice promise à un succès foudroyant. Exhumant des archives d’interviews données par la chanteuse et par son mentor, les réalisateurs plongent dans les coulisses de cet épisode charnière dans la trajectoire de la star. Ponctué des éclairages de Valentin Grimaud, qui lui a consacré une biographie (Céline Dion – Vestale), ce documentaire réunit notamment les souvenirs du compositeur turco-suisse Atilla Sereftug et ceux du candidat britannique Scott Fitzgerald, que la Canadienne a coiffé au poteau d’un tout petit point au dernier round de la compétition.

Daniel Darc
Dominique A - Rive Électrique
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Eureka Val de Marne, Le Département
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